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[Lettres fictives de poilus]
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Lettres fictives de poilus pour célébrer

 

le centenaire de la guerre 14-18

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Ma chère femme,


            Ne t’inquiète pas pour moi, je vais bien même si la peur et l'angoisse sont présents dans mon quotidien.

            Je pense que cette guerre et inutile car il y a beaucoup de morts et les positions sont toujours les mêmes. C'est une vraie boucherie, j'ai l’impression d’être de la chair à canon.


Extrait de la lettre d’un poilu à sa femme par Sébastien Pairon


  

Les Boches ont repris la tranchée. Cette guerre est sans fin ! Même John a été tué. J’ai été touché à la jambe mais le docteur a dit qu’il n’y aurait aucun problème, je repartirai au combat dans quelques jours.


Extrait de la lettre d’un fils à ses parents par Théo Guilbert


  

Ma chère femme,


            Je t’écris entre deux combats pour te donner de mes nouvelles. Aujourd’hui j’en ai réchappé mais beaucoup sont morts. Je n’ai pas été blessé mais Jean, dont je t’avais parlé dans ma lettre pécédente, a été touché par une balle à la jambe. Il va bien mais il a été renvoyé à l’arrière.



Extrait de la lettre d’un poilu à sa femme par Baptiste Rouchouse


  

Strasbourg-Neudorf, le 20 septembre 1914


Mes chers parents,

            J’espère que de votre côté tout va bien, que les enfants se portent bien et qu’ils ne se font pas trop de bile pour moi.

            Je ne différencie plus la nuit du jour, nous sommes toujours sur le front en train de nous battre.

            J’attends la fin de cette affreuse guerre avec impatience mais malheureusement je crains que ce ne soit que le début.


Extrait de la lettre d’un fils à ses parents par Emeline.


  

Le 13 février 1916 à l'hôpital militaire de Verdun


            […] Je dois crever pour sauver « la patrie », ce mot-là ne veut plus rien dire pour nous, poilus, car ceux qui veulent la guerre, ce sont ceux qui ne la font pas. Ils ne tiendraient pas un jour sans nous !

            Un ami à moi m'a dit que, dans un café, un embusqué avait osé dire que son métier était aussi important que le nôtre. Je n'ai plus rien à craindre, je vois la mort en face alors je dis ce que je pense. La France n'est plus la même, je ne la reconnais plus, la France, je ne suis plus français. Adieu la France, adieu la vie.

Ton fils mort pour « la patrie »


Extrait de la lettre d’un fils à son père par Bertrand Avignon

Chers parents,

            […] Nous avons au moins pu nous rendre compte de l'ignorance des civils. Ils ignorent tout de l'horreur que nous vivons ! Une dame pensait que nous étions malheureux... Elle avait bien raison... mais nous n'avons pas voulu passer pour des lâches, nous lui avons donc dit que nous ne l'étions pas et elle nous a crus. Nous avons tellement honte de la misère dans laquelle nous vivons... Un monsieur a même dit qu'il était aussi utile que nous ! Juste parce qu'il travaille pour la vie économique du pays ! Il ne comprend donc pas qu'il est en vie grâce à nous ! Que nous mourons pour qu'il puisse avoir sa petite vie tranquille, sans problème. Que des centaines de soldats meurent inutilement tous les jours pour gagner quelques mètres. Que cette guerre est absurde. Je commence même à me demander si cette affreuse guerre n'a pas été inventée dans le seul but de décimer la race humaine... Je ne comprends plus rien ! Cette guerre me rend fou ! Papa, maman sortez-moi de là. Je ne veux plus me battre pour rien. Je ne veux plus ! Je veux rentrer à la maison retrouver ma femme et mes enfants.

Extrait de la lettre de Volpatte B. à ses parents par Julie Maitrot

Vendredi le 18 mai 1914

Ma chère Marguerite,

            Voilà déjà trois jours que je suis à l'arrière. Cette période de repos censée nous ressourcer m'a plutôt marqué.

            L'autre jour, avec quelques camarades, nous sommes allés dans un café de la ville d'à côté afin de « voir le monde ». Là-bas, personne n'avait l'air de se soucier de quoi que ce soit - étant donné les circonstances, je ne comprends toujours pas. On s'est assis tranquillement et on a commandé quelques bières. Des bribes de phrases des tables d'à côté nous parvenaient, pour la plupart des compliments admiratifs sur nous autres soldats. Ah ! les compliments, mieux que le pinard pour oublier la guerre et ses tranchées ! La discussion s'engage alors sous une pluie de compliments, ça nous change de celle des obus.


Extrait de la lettre d’Alfred à Marguerite par Salomé Receveur

27 Lettre d’un poilu à sa femme par Sébastien Pairon

Ma chère femme,

            Ne t’inquiète pas pour moi, je vais bien même si la peur et l'angoisse sont ........

26 Lettre d’un fils à ses parents par Théo Guilbert

            Les Boches ont repris la tranchée. Cette guerre est sans fin ! Même John a été .......

25 Lettre d’un poilu à sa femme par Baptiste Rouchouse

Ma chère femme,

            Je t’écris entre deux combats pour te donner de mes nouvelles. Aujourd’hui j’en ai réchappé mais .....

24 Lettre d’un fils à ses parents par Emeline.

Mes chers parents,

            J’espère que de votre côté tout va bien, que les enfants se portent bien et qu’ils ne se font pas .......

  

21 Lettre d’Alfred à Marguerite par Salomé Receveur

Ma chère Marguerite,

            Voilà déjà trois jours que je suis à l'arrière. Cette période de repos, censée nous ressourcer, m'a.......

23 Lettre d’un fils à son père par Bertrand Avignon

            Je dois crever pour sauver « la patrie », ce mot-là ne veut plus rien dire pour nous, poilus, car .......

20 Lettre d’une infirmière à son père par Lisa Rifflet

            Aucun des survivants de cette guerre ne verra plus le monde de la même façon. Tous ceux qui sont .........

  

22 Lettre de Volpatte B. à ses parents par Julie Maitrot

            Nous avons au moins pu nous rendre compte de l'ignorance des civils. Ils ignorent tout de l'horreur que.....

            Aucun des survivants de cette guerre ne verra plus le monde de la même façon. Tous ceux qui sont repartis à l'arrière pour diverses raisons sont traumatisés. Peu importe quel était leur statut, qu'ils aient été dans l'infanterie, l'artillerie ou encore dans la section militaire des infirmiers la plupart repartent choqués...[…]

            Ne t'inquiète surtout pas pour moi papa. Je suis forte et pour ma part je ne manque de rien. Ma jeunesse me permet de m'adapter beaucoup plus facilement que d'autres infirmières ou soldats. Sois fort et reste fort pour moi, et davantage encore pour Benjamin. Il a beau vouloir faire le grand garçon vaillant, n'oublie pas qu'il n'a que quatorze ans et qu'il a besoin de toi pour le soutenir. Par ailleurs rassure-le pour moi s'il te plaît et dis-lui que mon frère adoré me manque. Je sais que c'est difficile sans maman mais sois courageux pour nous.


Ta fille qui t'aime.


Extrait de la lettre d’une infirmière à son père par Lisa Rifflet

            […] Comme vous ne savez presque rien de nous, je vais te raconter. Ici c’est horrible, tu ne peux t’imaginer l’horreur des tranchées : les cadavres sous nos pieds, la boue qui s’affaisse sur nous, les pierres, on s’enlise dans des mares de vase mélangée à de la boue. Les obus sifflent au-dessus de nous. On tremble de peur, le froid nous ronge chaque jour un peu plus. Je ne te dis pas tout, je dois me taire car je ne veux pas t’effrayer. Mais je suis en colère, en colère contre tous ces mensonges qu’on vous raconte. C’est pour cela que je t’écris, pour que vous, les gens de l’arrière, sachiez ce qu’est la guerre. Ce n’est pas un partie de plaisir, ah ça non ! Engagez-vous qu’ils disaient !

            Je t’en parle à toi car je sais que tu peux comprendre et que tu peux le crier sur tous les toits car il le faut, il faut que tout le monde le sache ! Mais je ne t’écris pas que pour cela, je n’ai plus d’amis, ils sont tous morts qu’ils soient coursiers, cuisiniers, soldats, ils sont tous morts … C’est horrible, je me sens coupable d’être vivant.


Extrait d’une lettre de Jacques à sa femme par Sibylle Le Borgne

 

19 Lettre de Jacques à sa femme par Sibylle Le Borgne

            Comme vous ne savez presque rien de nous, je vais te raconter. Ici c’est horrible, tu ne peux t’imaginer l’horreur .......