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[Lettres fictives de poilus]
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Lettres fictives de poilus pour célébrer

 

le centenaire de la guerre 14-18

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Cher Léonard,

            J'espère que cette guerre finira bien vite. Ça fait maintenant dix mois que je suis dans les tranchées. Je vois, jour après jour, mes camarades tomber les uns après les autres. Entre deux assauts on retourne dans les tranchées, ces grands trous boueux et inconfortables qui nous servent d'abri.

            Lors des assauts, je vois la mort tout autour de moi, omniprésente, je sens qu'à tout moment, elle peut m’emporter comme nombre de mes camarades. Mais moi, je survis, je passe les assauts sans tomber, sans faillir. Je vois mes camarades morts sur le champ de bataille dans mes rêves ou plutôt mes cauchemars.

            Les conditions de vie ici sont terribles mais ça pourrait être pire. On survit. Je suis en relativement bonne santé et ma famille m'envoie de la nourriture et de leurs nouvelles. Dans la tranchée, tous n'ont pas cette chance, certains n'ont plus de nouvelles de leur famille depuis des mois. […]


Extrait de la lettre de Marius à Léonard par Andy Marchesi

Le 29 novembre 1916, à Verdun


Ma chère mère,

            Voilà quelques jours qu'il fait froid. Il gèle et le thermomètre affiche moins cinq degrés. Dans quelques jours ce sera l'hiver et aussi Noël. J'espère que pour les jours à venir vous serez au chaud avec mes enfants. Pour moi ça ne sera pas le cas. Je me trouve actuellement dans une tranchée en première ligne. Je ne saurais vous décrire ce que l'on ressent.             […] On entendait les obus tomber tels de la pluie et les mitraillettes chantaient autour de nous.


Extrait de la lettre d’un poilu à sa mère par Léa Marchetti


  

Mon enfant,

            Cela fait maintenant plus de deux ans que je suis soldat. Ici les conditions de vie sont effroyables : les détonations incessantes, le manque de sommeil, la soif, la faim nous rongent tout comme la vermine. [...]

            Ma chère Émilie, si tu savais comme j'aimerais être à la maison avec toi et ta mère... Mais non ! Je ne suis ni un embusqué, ni un gros. Ces personnes n'ont ni dignité, ni mérite... […] Je me bats pour mon pays mais avant tout pour ceux que j'aime.

            Je dois te quitter. Ne t'en fais pas pour moi. Je t'aime. A bientôt ma fille quelque soit le monde où nous nous retrouverons.

Ton père Pierre


Extrait de la lettre de Pierre Fournier à sa fille Émilie par Louna Carpozen


  

            Demain le général veut lancer une grande offensive mais je ne sais pas si je vais y aller, si je peux y aller ! Je ne tiens plus debout. La faim, la soif, la fatigue commencent à se faire sentir mais reculer devant la difficulté serait contre mon devoir. Je ne sais pas non plus si je reviendrai.

            Éduquez bien les enfants comme vous l'avez si bien fait jusqu'à présent. Apprenez-leur ce qu'est la vie et surtout soyez forte.

            Je tiens dans ma main un porte-bonheur, j'espère qu'il m'aidera à tenir.

Je vous embrasse fort.                                             

Votre mari qui vous aime.



Extrait d’une lettre de poilu à sa femme par Lilian Augustin


  

            Je me dis qu'il faut avancer, qu'il ne faut pas regarder le passé. Liliane, j'ai si froid, mon cœur est glacé, mais quand je pense aux enfants et à toi, mon cœur se réchauffe.

            Je t’avoue que j’ai peur de ne plus jamais te revoir mais ne t’en fais pas, je reviendrai, pour toi, pour l’enfant que tu portes. […] Sur ces derniers mots, ma douce, je tiens à te dire qu’avant que je donne ma lettre au vaguemestre, je l’ai serrée contre mon cœur et embrassée.


Extrait de la lettre de Georges à sa femme Liliane par Manon Viola


  

Arthur, mobilisé par la guerre en 1914, écrivit tout au long de ces années de guerre à sa petite sœur Louise.

Ma sœur chérie,

            Je suis parti depuis si longtemps que ton visage gravé dans ma mémoire ne doit plus être le même, tu as dû tellement changer. Et Victor, notre frère ne doit plus être le même non plus. Dis-leur à tous que je les aime fort. Qu’ici, sans eux, sans vous, la vie m’est encore plus pénible. Tu es trop jeune pour comprendre cette terrible guerre, même si nous tous ici ne savons pas non plus pourquoi nous sommes là. […] A chaque seconde notre vie peut s’arrêter. J’ai déjà perdu de nombreux amis, mais je veux croire en ma chance, et l’espoir de vous revoir me remonte le moral. Toutes mes pensées sont pour vous ma famille, pour toi ma petite sœur.

            Je t’aime et t’embrasse fort sur chaque joue.

Ton frère Arthur.


Extrait de la lettre d’Arthur à sa petite sœur Louise par Louise Bouëdo

Jeudi 10 avril 1915


            Mes petits amours, comment se passe l’école ? Comment va maman ? Vous me manquez beaucoup. […]

            J’ai besoin de vous voir, de vous parler. Mes pensées ne sont que pour vous trois. Maman, Lili et Théo, j’essaye de garder la foi mais mes idées sont toutes brouillées. Mon cœur ne sait plus où aller et les questions dans ma tête viennent par milliers. Aujourd’hui je ne vis que pour vous. Prenez soin de vous. Je vous laisse mes amours.

            Ma femme, le front est fait pour se cogner à des murs derrière lesquels il ne se passe rien. N’oublie jamais loin des yeux loin du cœur, ce proverbe est bien menteur car malgré la distance c’est à vous que je pense.


Luc qui vous embrasse.


Extrait de la lettre de Luc à ses deux enfants, Lili et Théo, et sa femme par

Chloé De Stoutz

09 Lettre de Marius à Léonard par Andy Marchesi

Cher Léonard,

            J'espère que cette guerre finira bien vite. Ça fait maintenant dix mois que je suis dans les ........

08 Lettre d’un poilu à sa mère par Léa Marchetti

Ma chère mère,

            Voilà quelques jours qu'il fait froid. Il gèle et le thermomètre affiche moins .........

07 Lettre de Pierre Fournier à sa fille Émilie par

 Louna Carpozen

Mon enfant,

            Cela fait maintenant plus de deux ans que je suis soldat. Ici les conditions de vie sont .........


  

06 Lettre de poilu à sa femme par

Lilian Augustin

            Demain le général veut lancer une grande offensive mais je ne sais pas si je vais ...........


  

03 Lettre de Luc à ses deux enfants, Lili et Théo, et sa femme par Chloé De Stoutz

            Mes petits amours, comment se passe l’école ? Comment ....

  

05 Lettre de Georges à sa femme Liliane par

Manon Viola

            Je me dis qu'il faut avancer, qu'il ne faut pas regarder le passé. Liliane, j'ai si ........

02 Lettre d'Alexis à sa femme par Vanessa Auguste

Ma chérie,

            Cela fait maintenant deux mois que la guerre nous sépare. Tu me manques .......

04 Lettre d’Arthur à sa petite sœur Louise par

Louise Bouëdo

Ma sœur chérie,

            Je suis parti depuis si longtemps que ton visage gravé dans ma mémoire ne doit plus être le ......

  

14 octobre 1914

Ma chérie,

            Cela fait maintenant deux mois que la guerre nous sépare. Tu me manques énormément. Le beau temps nous a fuis et depuis hier soir une pluie fine tombe... Cela passera comme les mauvais jours.

            Dis aux enfants que tout va bien même si les sifflements des obus nous abasourdissent et que la boue nous ralentit énormément.

            Dis aussi à ma cousine qu'Adolf va bien, qu'il est juste blessé à la cuisse mais que sa plaie n'est pas infectée. […]

                Je t'écris le cœur plein d'amour et d'inquiétude, j'ai l'impression que cela fait une éternité que je ne t'ai pas vue. […]

Peux-tu glisser dans ta prochaine lettre une belle photo de vous, que je puisse vous voir chaque jour.


Extrait de la lettre d'Alexis à sa femme par Vanessa Auguste

 

            Ma douce épouse, je vais bientôt rentrer à la maison, la guerre finira bien un jour. Toutes les sections l'espèrent. Moi, je l'espère encore plus pour voir le visage d'ange qu'aura notre enfant. Quand je rentrerai dans un futur proche, on achètera une belle maison avec un jardin pour notre bambin. Je travaillerai dur pour avoir notre petit paradis.

            Une dernière faveur, peux-tu m'envoyer un colis avec des chaussettes tricotées, du sucre et du chocolat ? Si tu n'as pas de sucre ni de chocolat, ce n'est pas grave. Ne va surtout pas travailler dans une usine pour construire des armes, je te l'interdis. Tant pis pour le chocolat et le sucre, juste des chaussettes tricotées avec amour suffiront.


Extrait de la lettre d'Antoine à sa femme par Andréa.

 

01 Lettre d'Antoine à sa femme par Andréa.

            Ma douce épouse, je vais bientôt rentrer à la maison, la guerre finira bien un jour. Toutes......